Publié le mardi 17 mars 2009
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Lorsque j’écris, j’ai pour habitude de laisser un bruit de fond dans la maison. Selon le jour, ce sera de la musique, les infos en live sur le câble ou une émission choisie. Justement hier matin, après Dans quelle éta-gère, je n’y prêtai pas garde et Sophie Davant s’invita chez moi. Absorbée, je ne faisais pas trop attention à ses mots, jusqu’à ce que j’entende : « mère », « quatre enfants », « cancer », « condamnée », « livre ».

Je me détournai de mon ordinateur et croisai le regard d’une jeune femme de 36 ans, interviewée à son domicile par la présentatrice. Et elle racontait son calvaire, cette maladie incurable et sa décision de choisir elle-même une famille d’accueil pour ses enfants âgés de 3 à 11 ans. Depuis février, ils sont dans cette nouvelle cellule familiale, ils la voient dans la journée, mais ils vivent ailleurs. Quel déchirement ce doit être pour cette maman ! mais son état ne lui permet plus de s’occuper de ses petits au quotidien.
Son livre relate son combat pour placer ses enfants avant sa mort, pour que cette décision n’incombe pas à un juge après son décès. Parce qu’elle ne voulait pas que la fratrie risque d’être séparée, parce qu’elle voulait partir tranquille, rassurée sur le sort et l’avenir de ses quatre amours.
Je n’aime pas les livres écrits par des people en manque de notoriété, ni les livres écrits pour faire un coup médiatique. Mais les raisons de Marie-Laure Picat ne sont pas celles de ces gens. A travers cet ouvrage, elle entend aider ceux sur qui la maladie tombe, sur les démarches à suivre afin d’assurer le bien-être futur de leurs enfants, sans attendre que le décès ne survienne. A travers cet ouvrage, elle laisse également ses mots et des souvenirs vivants à ses enfants. Pour plus tard, quand ils seront grands, qu’ils sachent quelle mère les aimait.
Publié par : Isa
à 04:21:26
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6 Commentaires :Commentaire écrit le mardi 24 mars 2009 à 10:53:16 (
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Isabelle -
IsabelleBienvenue Isabelle Mandoline :-)J'ignorais pour Sophie Davant, tu as raison ceci explique peut-être son empathie pour cette mère courage. Et je te suis également qd tu dis qu'il faut soutenir les malades, le moral est essentiel. Et il faut également soutenir ceux qui les soutiennent, conjoint - enfant - famille, car ils sont aux premières loges à se battre, à espérer et voir une personne qu'ils aiment souffrir et lutter. Sale fléau qui nous touche tous à des degrés divers...
Commentaire écrit le mardi 24 mars 2009 à 06:13:10 (
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Isabelle Mandoline
Ca n'est pas pour rien que Sophie Davant faisait elle-même l'interview, ce matin alors que j'étais en voiture pour me rendre à mon travail, j'écoutais la radio, Europe 1 pour ne citer qu'elle, et j'ai entendu la voix de cette diseuse de météo, si sympathique il faut le dire. Elle a sorti un livre sur le cancer contre lequel sa Maman a lutté et elle a disparu alors que Sophie Davant avait tout juste 20 ans.
Cette maladie est une catastrophe, un séisme quand il s'abat sur une famille. Il faut absolument aider les personnes qui sont rongées par ce mal implacable, ne pas les laisser seules. Toujours les porter pour qu'ils aient en eux l'envie de lutter, et ne pas les laisser se décourager.
Personne ne mérite une maladie pareille, c'est une horreur physique et psychologique. Et pour des enfants, ça doit être encore plus terrible.
Commentaire écrit le mardi 17 mars 2009 à 09:27:18 (
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Isabelle -
IsabelleIci c'est un juge qui statue sur le sort des enfants orphelins. Et donc indirectement, c'est le gouvernement. Mais pour cette femme, dans l'itw qu'elle a tenu hier à la télévision, je crois que c'est réglé, de toute façon ses enfants sont déjà dans leur famille d'accueil, celle qu'elle leur a choisie. L'ennui c'est qu'elle est "encore" là, mais après sa mort, il se pourrait que justement la loi et ses institutions ne veulent pas maintenant sa décision. Je n'ai pas lu son livre, j'ignore si elle possède des papiers officiels, si tout a été fait devant notaire. D'où l'intelligence de cette femme de tout médiatisé. Après sa mort, au moindre déplacement de ses enfants par un juge, les médias sauront s'en mêler... Et ça, faire des vagues, l'Administration n'aime pas...
Commentaire écrit le mardi 17 mars 2009 à 09:15:53 (
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Petite Fadette
Ah oui? Quand tu parles de l'administration, Isabelle, est-ce le gouvernement? Le président? Ici, il existe l'acte notarié par lequel nous n'avons pas le choix de respecter la décision du défunt. Nous savons exactement qui prendra soin des enfants si un tel drame survient dans notre famille...
Commentaire écrit le mardi 17 mars 2009 à 05:29:31 (
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Isabelle -
IsabelleOui Jérôme, il s'agit vraiment d'un combat supplémentaire pour cette femme. Ecrire un livre, c'était aussi utiliser une arme de taille (les médias) face à une administration trop souvent frileuse et figée.
Commentaire écrit le mardi 17 mars 2009 à 04:46:28 (
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Jerome -
http://jeromecayla.neufblog.com/Et l'administration refuse toujours l'accord que la mère a passé avec une famille de son village pour accueillir les enfants après son décès. Pour une fois que quelqu'un prend les devants, avec l'assentiment de tous, l'état pose son véto. C'est décevant et rageant. Ce livre est aussi pour sensibiliser l'opinion sur cette affaire, ce combat d'une mère pour ses enfants…